Sandra GUTIÉRREZ POIZAT

Sandra GUTIÉRREZ POIZAT

Doctorante

 

EMAIL sgutierrez@uca.edu.sv
titre de la thèse Approches des pratiques quotidiennes de la gestion de l’éau en Amérique centrale
terrains d’études Espaces périurbains de la zone métropolitaine de San Salvador, El Salvador, Amérique centrale
(co-)directeurs Lucile MEDINA
ORIGINE DU financement Propre + bourse partielle du Gouvernement français
résumé de la thèse Dans les villes d’Amérique latine, l’eau est un bien abondant et en même temps rare, principalement en raison d’une mauvaise gestion de la ressource (IDB Technical note 2411, 2022 ; BID, 2018). Dans le cas de l’Amérique centrale, ce même oxymore de « rareté au milieu de l’abondance » est maintenu, mais la discussion porte principalement sur les conflits autour de l’accès à l’eau (Chacón Araya & González Rosales, 2021). La région centraméricaine est particulièrement prolifique en conflits liés à l’eau (Bran-Guzmán, 2017), et dans le cas particulier du Salvador, ce phénomène est exacerbée par l’énorme pression exercée par ses habitants pour accéder aux ressources naturelles.
Dans ce contexte, la gestion de l’eau à partir du quotidien ou « par le bas » ne peut être dissociée du conflit, qu’il soit communal, public ou privé, légal ou illégal, ou, comme le propose cette thèse, de la gestion hybride. L’intérêt particulier de cette recherche est donc de comprendre comment l’eau est gérée «par le bas» à partir du conflit dans les espaces périurbains de la zone métropolitaine de San Salvador. Reconnaissant que les conditions particulières de périurbanisation dans les villes d’Amérique centrale favorisent des relations fondées sur les conflits, notamment en matière d’accès aux ressources naturelles.
De cette manière, la gestion quotidienne de l’eau basée sur le conflit serait intrinsèquement liée à la reconstruction, d’une part, des dynamiques hydro-historiques qui se produisent dans les territoires périurbains du San Salvador, et cela intégrerait des processus d’inclusion précaire et de résilience (Haesbaert, 2013). Et d’autre part, avec les stratégies que les habitants de ces territoires adoptent et adaptent à chaque situation dans le temps. En ce sens, la territorialisation de la gestion de l’eau se présente comme une territorialisation hydrosociale (Linton & Budds, 2014), qui naît du conflit. Aussi comme produit, plus que d’une fragmentation spatiale qui sépare le formel de l’informel, d’une hybridité qui se matérialise même dans les réseaux socio-technologiques de l’eau (Jaglin, 2005).
collaborations SCIENTIFIQUES – Laboratoire Mixte International Mobilités, Gouvernance et Ressources dans le bassin Méso-Américain-LMI MESO/Mexique, Amérique centrale
– Comité éditorial Revista Realidad, UCA El Salvador
– Comité éditorial Revista RevistArquis, Universidad de Costa Rica
– Comité éditorial UCA Editores, El Salvador